Le moustique tigre gagne du terrain en Nouvelle-Aquitaine. Désormais implanté dans la quasi-totalité de la région, cet insecte suscite la vigilance des autorités sanitaires en raison des maladies qu’il peut transmettre, comme la dengue, le chikungunya ou le Zika. Face à cette progression, collectivités et spécialistes multiplient les actions de prévention.
Le moustique tigre prend de plus en plus ses aises en Nouvelle-Aquitaine. En seulement vingt ans, cet insecte originaire d’Asie a conquis cinq continents et s’est implanté dans 83 départements français. Aujourd’hui, presque toute la région est concernée. Sa présence préoccupe particulièrement les autorités sanitaires. En plus des nuisances qu’il provoque, il peut transmettre plusieurs maladies virales comme la dengue, le chikungunya ou le virus Zika. Cette année, les conditions météorologiques ont favorisé son développement. Les fortes pluies du début d’année, combinées aux premières chaleurs du printemps, ont accéléré les éclosions. Résultat : les moustiques sont apparus plus tôt que d’habitude et leur nombre est en hausse. Face à cette situation, l’objectif n’est pas de faire disparaître totalement l’espèce, mais de limiter sa prolifération autour des habitations. Car la lutte contre le moustique tigre repose en grande partie sur des gestes simples du quotidien. Les collectivités rappellent l’importance d’éliminer toutes les eaux stagnantes où les larves peuvent se développer. Il est conseillé de vider régulièrement les soucoupes des pots de fleurs, de couvrir les récupérateurs d’eau, de nettoyer les gouttières et de ranger les objets pouvant retenir l’eau de pluie. En Charente-Maritime, les habitants sont également invités à signaler la présence de moustiques tigres afin de faciliter leur surveillance.
À Saintes, où l’insecte est installé depuis plusieurs années, une réunion publique d’information sera organisée la semaine prochaine pour sensibiliser la population aux moyens de prévention. Elle est prévue mardi à 18h30, à la mairie. L’entrée est libre.

