Devenir propriétaire à l’année sur l’île d’Oléron reste une gageure. Avec des prix du foncier toujours plus élevés, l’accès à la propriété s’avère de plus en plus compliqué. Pour tenter de répondre à cette situation, la Communauté de communes lance un dispositif inédit. Ça s’appelle le BRIO, le Bail Réel de l’île d’Oléron. Une sorte de bail réel solidaire adapté au territoire et décliné au niveau local qui pourrait bien changer la donne pour les futurs habitants.
Acheter une maison sur l’île d’Oléron relève souvent du parcours du combattant. Entre la pression touristique et la flambée des prix, de nombreux ménages, notamment les jeunes actifs, peinent à s’installer durablement. Pour répondre à cette problématique, la Communauté de communes de l’île d’Oléron propose une solution : le BRIO, pour Bail Réel de l’Île d’Oléron. Concrètement, le dispositif repose sur une idée simple : dissocier le terrain de la maison. La collectivité reste propriétaire du sol, tandis que l’acquéreur devient propriétaire de la maison qu’il fait construire. Résultat : le coût global de l’opération baisse de 20 à 30 %. Le futur propriétaire signe un bail de très longue durée, 99 ans, renouvelable, et verse un loyer modéré pour le terrain. En échange, il doit respecter une règle essentielle : le logement doit rester une résidence principale. Impossible donc de le transformer en location saisonnière. Le dispositif permet ainsi de vendre ou de transmettre le bien, sous conditions, avec toujours le même objectif : maintenir une population à l’année sur le territoire. Quatre parcelles sont actuellement proposées sur la commune de La Brée-les-Bains. Des terrains de 255 à 288 mètres carrés, avec une redevance mensuelle comprise entre 48 et 55 euros. Avec le BRIO, la collectivité espère donc faciliter l’accès à la propriété tout en luttant contre la désertification hors saison.
Pour candidater, il faut passer par les agences immobilières partenaires locales, chargées d’accompagner les futurs acquéreurs jusqu’à la signature. Une initiative qui pourrait être étendue à d’autres communes de l’île, si le dispositif vient à rencontrer un certain succès.