En Charente-Maritime, l’État poursuit la surveillance des activités de pêche. Professionnels et amateurs sont concernés. Sur près d’un millier de contrôles réalisés l’an dernier, de nombreuses infractions ont été relevées, selon le bilan dressé par la préfecture et publié hier. Notamment en ce qui concerne la traçabilité, la taille et la quantité des produits péchés.
La pêche en mer, qu’elle soit professionnelle ou de loisir, est strictement encadrée. Objectif : préserver les ressources marines, protéger le milieu et garantir aux consommateurs des produits durables et traçables. Chaque année, un plan de contrôle est défini par le préfet de la région Nouvelle-Aquitaine. Il organise les inspections en mer, mais aussi tout au long de la chaîne de commercialisation, jusqu’aux points de vente. En 2025, 499 contrôles ont été réalisés en Charente-Maritime. D’abord en mer : 66 inspections avec un taux d’infraction de 7 %. Les agents relèvent surtout des engins de pêche non conformes ou la présence de poissons trop petits. Sur terre, 215 contrôles ont concerné les professionnels de la filière : mareyeurs, criées, transporteurs ou encore détaillants. Les inspections ont notamment porté sur la traçabilité des produits, les tailles minimales de capture ou encore l’affichage réglementaire des espèces. Autre point de vigilance : les débarquements. 218 contrôles ont été menés avec un taux d’infraction de 13 %, en légère hausse. Les manquements concernent surtout les obligations déclaratives ou le transport des captures. Certaines espèces font aussi l’objet d’une attention particulière, comme le thon rouge ou la civelle, l’alevin de l’anguille. Des opérations conjointes entre services ont été organisées. Enfin, la pêche de loisir reste très surveillée. 458 contrôles ont été réalisés l’an dernier et 137 procès-verbaux dressés. La palourde est l’espèce la plus concernée, avec des dépassements de quantité autorisée ou des tailles trop petites. Même constat pour les huîtres, parfois au-delà de la limite réglementaire de 5 kilos par jour et par pêcheur.
Pour l’État, ces contrôles doivent permettre de préserver la ressource et d’assurer une pêche durable. Des opérations qui se poursuivront en 2026.

