La Libre pensée 17 s’oppose à l’organisation d’un exercice de sécurité prévu toute cette journée au lycée de la Mer et du Littoral de Bourcefranc-le-Chapus, dans le Bassin de Marennes. Une attaque terroriste est simulée au sein de l’établissement, avec la présence de l’armée. Et les élèves ont un rôle à jouer : celui des victimes. L’association dénonce une mise en scène jugée anxiogène, et une forme de militarisation du milieu scolaire.
Un exercice de Plan de Prévention et de Mise en Sûreté, ou PPMS, est programmé ce jeudi, toute la journée, au lycée de la Mer et du Littoral de Bourcefranc. Selon les informations communiquées aux parents, il vise à préparer l’établissement à différents types de risques, comme les catastrophes naturelles, les accidents technologiques ou les intrusions malveillantes, conformément aux recommandations du ministère de l’Éducation nationale. Cependant, la Libre pensée 17 dénonce les modalités retenues pour cette simulation. L’association affirme que des militaires devraient intervenir en jouant le rôle de terroristes, avec la diffusion de sons de coups de feu et la mise en scène d’élèves grimés en victimes. Dans un communiqué, l’association estime que cet exercice privilégie un scénario jugé trop réaliste et anxiogène, susceptible d’affecter les élèves. Il s’interroge également sur la cohérence de ce dispositif avec les priorités affichées du ministère en matière de santé mentale. Les opposants à cette initiative protestent plus largement contre ce qu’ils considèrent comme une militarisation progressive du milieu scolaire et de la jeunesse. Ils rappellent leur attachement à une école centrée sur l’instruction et la formation citoyenne, et encourage les personnels, élèves et leurs parents à se mobiliser contre cet exercice.
L’exercice est maintenu, selon la direction de l’établissement qui rappelle l’intérêt d’un tel dispositif pour tester une situation réelle.
