La Charente-Maritime reste sous haute surveillance face au manque d’eau. Le préfet Michel Prosic maintient le niveau d’alerte renforcée pour l’eau potable. En cause : un mois de septembre particulièrement sec, avec 96 % de déficit de pluie. Et les semaines à venir s’annoncent encore compliquées.
En septembre, la pluie se fait toujours attendre en Charente-Maritime. Depuis le début du mois, seulement 2,6 millimètres de précipitations ont été enregistrés en moyenne, contre 66 millimètres habituellement. Soit un déficit de 96 %. La situation se ressent directement sur les cours d’eau : au 15 septembre, 61 % des plus de 900 kilomètres de cours d’eau suivis sont à sec ou en rupture d’écoulement. Un niveau comparable aux records de 2022. Les réserves restent elles aussi faibles. Les barrages de Lavaud et Mas-Chaban ne sont remplis qu’à 29,3 %. Et les nappes souterraines n’ont toujours pas pu se recharger. Face à cette situation, le préfet maintient donc l’alerte renforcée, soit le troisième niveau sur quatre. Les restrictions restent en vigueur, notamment pour l’arrosage et le lavage des voitures. Et les autorités appellent à poursuivre les économies d’eau, car les six prochaines semaines seront déterminantes. Sans retour rapide de la pluie, des impacts économiques et environnementaux importants sont à craindre.
Près de 380 contrôles ont déjà été réalisés par les services de l’État auprès des particuliers, agriculteurs, campings, golfs ou encore stations de lavage. Des contrôles qui ont permis de constater une bonne application globale des restrictions, mais aussi de sanctionner certains manquements.

