Repérer le plus tôt possible les troubles du langage ou de la vision chez les enfants : c’est l’objectif d’une expérimentation menée dans les écoles de Charente-Maritime. Un bilan du dispositif, qui associe l’Assurance Maladie, l’Éducation nationale, le Département et les professionnels de santé, a été présenté vendredi à La Rochelle. Près de 400 enfants ont déjà bénéficié d’un dépistage précoce, qui reste une priorité de santé publique.
Un test de vision, quelques exercices autour du langage… et parfois, un problème repéré avant même que l’enfant ou ses parents en aient conscience. En Charente-Maritime, le dépistage se fait directement à l’école. L’expérimentation concerne des élèves de maternelle, avec un objectif : identifier le plus tôt possible d’éventuels troubles du langage ou de la vision qui pourraient ensuite compliquer les apprentissages. Depuis le lancement du dispositif, 388 enfants ont été dépistés, dans 28 classes de 15 établissements du département. Pour les professionnels, l’école permet notamment d’aller vers des familles qui n’auraient pas forcément recours spontanément à un dépistage. Le dispositif repose sur une coopération entre plusieurs acteurs : l’Assurance Maladie, la Protection maternelle et infantile, l’Éducation nationale, mais aussi des professionnels de santé libéraux, comme les orthoptistes et les orthophonistes. L’enjeu est aussi de réduire les inégalités d’accès aux soins, en intervenant dans des territoires et des établissements aux profils différents, qu’ils soient ruraux, urbains ou situés en quartier prioritaire. Car un trouble du langage ou de la vision non détecté peut avoir des conséquences importantes sur les apprentissages, mais aussi sur le développement de l’enfant. Le dépistage ne constitue pas un diagnostic : lorsqu’une difficulté est repérée, les familles peuvent être orientées vers un professionnel de santé pour réaliser des examens complémentaires. En Charente-Maritime, cette expérimentation doit maintenant permettre de mesurer les résultats du dispositif et d’envisager la suite à donner à cette organisation collective.
L’objectif affiché est désormais de poursuivre cette coordination afin de favoriser un repérage toujours plus précoce des troubles du langage et de la vision chez les jeunes enfants.